Exclu: NOIRS nouveau court-métrage

A visionner ABSOLUMENT.


Le nouveau court métrage "NOIRS" de Lawrence Davis (nouveau membre de notre Collectif James Baldwin) basé sur des extraits de la LETTRE A MON NEVEU qui ouvre l'ouvrage de James Baldwin «La prochaine fois, le feu». (sous-titres français et anglais)





“NOIRS.” est un court-métrage avec un assemblage de mots du livre La prochaine fois le feu de James Baldwin. C’est un film interdisciplinaire né de la collaboration d’artistes noirs résidant à Bordeaux en France, issus d’Afrique ou de sa diaspora. Un comédien (Lawrence Davis), une artiste peintre (Danièle Gombi-Bokino), une danseuse (Roxane Nelzy), une musicienne (Mélissa Hié), un vidéaste (Jérémy Drouillard), un chanteur (Warren Tanjama) et une chanteuse (Yasmina Mboiboi)


Voici la note d'intention du réalisateur :


"Avant de réaliser “NOIRS”, je me suis repenché sur ce livre percutant que j’avais déjà lu durant mon adolescence. Je l’ai évidemment beaucoup relu et j’ai essayé, du mieux que je le pouvais, de m’en imprégner. Ces lectures ont été essentielles. Baldwin n’y va pas dans la retenue, et peut parfois utiliser un ton menaçant, revendicateur, mais toujours juste et sincère. Personnellement, je ne peux pas dire, contrairement à certaines personnes avec qui j’ai pu m’entretenir, que la lecture ait été (émotionnellement) dure. Car comme le dit Christiane Taubira dans sa préface dans laquelle elle qualifie ce livre de “pépite”, le monde inégalitaire dans lequel nous vivons “se donne à voir, sans pudibonderie. Il est injuste et le montre. Il est violent et l’assume”. L’analyse qu’il dresse du racisme, la douleur que l’on ressent dans ses propos, le message de modération et d’amour qu’il brandit comme la solution et la porte de sortie à nos maux collectifs font effectivement de cet écrit une pépite. Une pépite que j’admire, que je chéris et qui m’a inspiré. C’est là le témoignage d’une réalité sociale et psychologique des années 60, témoignage qu’il me semblait nécessaire de réactualiser 60 ans après. Car si Baldwin s’adresse dans la première partie du livre à son neveu, c’est également à tous les jeunes noirs et noires que peut s’adresser cette lettre. Les thèmes qui y sont abordés résonnent malheureusement toujours avec la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui et c’est cette sinistre vérité qui m’a poussé à faire ce film."

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