"THE DEVIL FIND WORK: JAMES BALDWIN ON FILM" - 4 JOURS CONSACRÉS AUX RELATIONS DE JAMES BALDWIN AVEC LE CINÉMA - (au Lincoln Center de NY)

September 11, 2015

 

Un nouveau programme cinématographique soigneusement organisé du 11 au 14 septembre au Lincoln Center de New -York nous rappelle le génie de Baldwin dans le domaine de la critique littéraire et cinématographique.

 

par Ernest Hardy 4 septembre 2015 (craveonline.com)

 

Le programme de quatre jours de La Film Society au Lincoln Center The Devil Finds Work: James Baldwin on Film (nommé d'après l’essai de Baldwin de 1976 sur le cinéma et la mémoire,) qui aura lieu de 11 au 14 septembre 11-14 mettra en évidence pour les cinéphiles new-yorkais l’'un des nombreux dons mésestimés de James Baldwin: ses idées en tant que critique littéraire et cinématographique. Alors que son influence, son inimitable talent d'orateur et de penseur profondément moral peut être clairement tracé dans ses racines religieuse (et sa relation complexe avec l’église), son amour pour la parole écrite et son appréciation pour le pouvoir du cinéma dans l'élaboration ou la déformation de l’imagination populaire ont non seulement alimenté son moteur intellectuel, mais furent également pour lui des sujets de choix.

 

L'année dernière, le journaliste d’Atlantic Noah Berlatsky a fait valoir que Baldwin – et non pas critique l’icône cinématographique Pauline Kael, ni le critique Richard Corliss ni même Roger Ebert - était le plus grand critique de cinéma américain de tous les temps.

 

Berlatsky écrit:

 

"Publié en 1976, [The Devil Finds Work] est inclassable. Il s’agit d’une autobiographie de Baldwin observée à travers, ou influencées par, le cinéma. IL s’agit d’une critique de la politique raciale du cinéma américain (et européen). Et il s’agit d’un travail de théorie du cinéma, dans lequel Baldwin met en lumière des questions de regard et d'identification, en bref, des éclats de conscience lucides. L'attrait dangereux du cinéma, écrit-il, peut servir d’échappatoire - "céder à la corroboration de ses propres fantasmes que l’on voit projetés sur l'écran." Et "personne", ajoute-t-il d'un ton acide, "ne crée d’échappatoire de la personnalité noire."

 

Baldwin démontre que la critique est un art, ce qui signifie que celle-ci n'a pas besoin d'un but ou d’une raison autre que la vérité, la beauté, ou du maintien de la foi, ou de faire quoi que ce soit, de ce que nous pensons que l'art tente de faire.

 

Lire l'article intégral en anglais ici

 

Selon les notes de programme, Baldwin on Film, co-présenté avec Columbia University School of the Arts Office of Community Outreach and Education, est "une tentative de rassembler et de réfléchir sur la fascination précoce et durable de Baldwin pour le cinéma américain. La série mettra en avant ses nombreuses apparitions à la télévision; des documents filmiques de ses séjours à Paris, Istanbul, San Francisco et Londres; des adaptations cinématographiques de romans qui préoccupaient Baldwin, comme A Tale of Two Cities de Charles Dickens et Native Son de Richard Wright; et une projection de awdust et Tinsel (aka The Naked Night) que Baldwin a distingué pour ses louanges.

 

Des documentaires dans lesquels Baldwin a joué un rôle important ou dont il a fait l'objet, comme I Hears It Through The Grapevine, James Baldwin’s Harlem, Take This Hammer et le documentaire récemment remastérisé The Price Of The Ticket, seront également présentés.

 

Le programme se conclura avec des images brutes et jamais vues du service funèbre de Baldwin en décembre 1987 à la cathédrale de St. John the Divine qui comprendront des éloges funèbres de Maya Angelou Toni Morrison et Amiri Baraka.

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